Les PME d’Afrique de l’Ouest sont confrontées aux mêmes risques numériques que les grandes organisations, mais disposent souvent de moins de ressources pour les traiter. Cela ne signifie pas qu’elles doivent investir immédiatement dans une architecture coûteuse. Une grande partie du risque peut être réduite avec quelques disciplines simples.
Quels sont les incidents les plus fréquents ?
Les problèmes viennent souvent d’un mot de passe réutilisé, d’un ancien collaborateur qui conserve un accès, d’un ordinateur perdu, d’une sauvegarde inutilisable ou d’un message frauduleux ouvert par erreur.
Ces incidents paraissent banals, mais ils peuvent interrompre une activité pendant plusieurs jours ou exposer des données sensibles.
1. Donner un compte à chaque personne
Les comptes partagés empêchent de savoir qui a effectué une action et rendent la suppression des accès difficile. Chaque collaborateur doit avoir son propre compte, avec des droits correspondant à son travail.
2. Activer la double authentification
La messagerie est souvent la porte d’entrée vers les autres services de l’entreprise. La double authentification doit être activée en priorité sur la messagerie, les outils financiers, les applications de gestion et les comptes administrateurs.
3. Vérifier les sauvegardes
Une sauvegarde n’a de valeur que si elle peut être restaurée. Il faut automatiser les copies, conserver au moins une copie séparée du système principal et tester régulièrement la restauration.
4. Limiter les droits
Chaque utilisateur ne doit accéder qu’aux données dont il a besoin. Ce principe réduit l’impact d’une erreur ou d’un compte compromis.
5. Gérer les départs immédiatement
Le jour du départ d’un collaborateur, ses accès doivent être désactivés, le matériel récupéré et les comptes partagés éventuellement modifiés. Cette procédure doit être systématique.
6. Tenir les systèmes à jour
Les mises à jour corrigent des vulnérabilités connues. Reporter indéfiniment les correctifs expose l’entreprise à des attaques qui utilisent précisément ces failles documentées.
7. Sensibiliser régulièrement
La sensibilisation n’a pas besoin d’être longue. Montrer régulièrement des exemples de faux messages, rappeler les règles de validation des paiements et encourager le signalement rapide d’un doute crée de meilleurs réflexes.
Quand faire un audit de cybersécurité ?
Un audit devient pertinent lorsque l’entreprise a grandi rapidement, utilise plusieurs outils critiques, possède plusieurs sites, manipule des données sensibles ou ne sait pas précisément qui a accès à quoi.
L’audit doit aboutir à une liste de priorités réalistes, pas seulement à un rapport technique.
La sécurité doit accompagner la digitalisation
Plus une organisation digitalise ses processus, plus la disponibilité et la confidentialité de ses données deviennent importantes. La sécurité doit donc être intégrée dans chaque nouveau projet dès la conception.
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